Aller au contenu
Français

Lettrage

Le lettrage associe entre elles les lignes d’un même compte de tiers — typiquement une facture (débit 401 ou crédit 411) et son règlement. C’est ce qui permet de connaître le solde réel de chaque tiers et de savoir, facture par facture, ce qui est payé et ce qui reste dû.

Il intervient après la comptabilisation, dès qu’une facture, un avoir, un paiement ou un compte courant d’associé doit être soldé. Il joue aussi un rôle fiscal : c’est lui qui rend la TVA sur encaissements exigible au bon moment. Au moment de valider, vous vous prononcez sur les lignes associées, le caractère complet ou partiel du lettrage, et les éventuels écarts.

Les comptes concernés

Le lettrage s’applique surtout aux comptes de tiers : 401 (fournisseurs, factures ↔ règlements), 411 (clients, factures ↔ encaissements) et 455 (compte courant d’associé).


Lettrer à la main

L’agent sélectionne les lignes à associer, et Simon vérifie qu’elles respectent quatre règles : même compte (sur les trois premiers caractères), même exercice, lignes pas déjà lettrées (sauf lettrage partiel), et somme débit − crédit nulle (sauf lettrage partiel autorisé).

Le lettrage partiel

Quand le solde n’est pas exactement nul mais reste dans un seuil (1 € par défaut), Simon autorise un lettrage partiel : le groupe est marqué comme partiel et conserve la trace de l’écart résiduel, sans bloquer le travail. Le groupe pourra être complété ou ajusté plus tard.


Le lettrage automatique

Simon sait aussi proposer des groupes tout seul, selon quatre algorithmes complémentaires :

ApprocheMéthodeCas d’usage
Solde nulCombinaisons de 2 à 6 lignes dont la somme est nulleUniversel (défaut)
Montants identiquesApparie débits et crédits de même montantRèglements simples
Référence de pièceRegroupe les lignes partageant la même référenceImport FEC
LibelléRegroupe les lignes au libellé identiqueFactures/avoirs

L’agent peut ensuite appliquer les suggestions en lot.

Par ailleurs, à la comptabilisation, dès qu’une écriture touche un compte de tiers (4xx) avec un tiers identifié, Simon tente immédiatement un lettrage : il cherche, parmi les lignes non lettrées du même compte/tiers/exercice, une combinaison de somme nulle (jusqu’à six lignes).


Les codes de lettrage

Chaque groupe reçoit une lettre unique par couple (compte, exercice), selon la séquence A, B, C… Z, puis AA, AB… Le caractère complet ou partiel du lettrage n’est pas porté par la casse de la lettre — il est suivi à part, par un indicateur propre au groupe.


La TVA sur encaissements

Pour les entreprises au régime de la TVA sur les encaissements (prestataires de services), la TVA n’est exigible qu’au paiement, pas à la facturation. Le lettrage est précisément l’événement qui matérialise ce paiement — c’est donc lui qui rend la TVA exigible.

Le mécanisme repose entièrement sur les métadonnées fiscales, sans écriture comptable supplémentaire. À la comptabilisation d’une facture, ses lignes de TVA (44566 / 44571) sont marquées comme relevant de la TVA sur encaissements et exclues du calcul CA3/CA12 tant que la facture n’est pas lettrée. Au lettrage (facture ↔ règlement), ce marquage bascule : la TVA devient exigible et apparaît sur la CA3.

flowchart LR
A["Facture émise<br/>TVA flaguée, hors CA3"] -->|Lettrage = paiement| B["TVA exigible<br/>visible CA3"]

Paiement partiel

Si la facture n’est réglée qu’en partie (acompte, échéancier), la TVA rendue exigible est proportionnelle au paiement :

TVA exigible = TVA totale × (montant réglé / montant TTC de la facture).